Une des femmes qui m’a commandé un œuf de Yoni m’a parlé de celle qui l’accompagne dans ce processus intime avec l’obsidienne.

Elle s’appelle Fleur Donzel, une wonder-woman, naturopathe, accompagnante en féminité, conseillère en contraceptions alternatives et cycles féminin dont voici l’interview. Enjoy !


Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Je suis une jeune femme de 30 ans, maman de trois merveilleuses petites filles, qui étudie depuis dix ans maintenant les médecines holistiques, en ayant l’audace de les expérimenter au quotidien. Je suis mon instinct et apprends sans cesse, dans tous les domaines, si bien que j’en ai fait mon métier, avec comme ligne directrice de se rapprocher de ce sentiment merveilleux et qui m’est si cher : la liberté.

Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai eu ma première fille à 20 ans et j’ai senti ce que je cherchais depuis toute petite : l’instinctif, l’abandon total aux forces de la vie, les mouvements, les sentiments, cette facette de la féminité que je ne connaissais pas au grand jour et qui a ouvert toutes les autres.

Je me suis inscrite dans une école de médecine ayurvédique en Suisse et j’ai posé la première pierre d’une longue recherche intérieure. J’ai découvert des pratiques, des sensations, des ouvertures de consciences, des choses extraordinaires, pour moi qui m’asphyxiais dans un monde où je n’arrivais pas à faire vibrer mon âme.

J’étais persuadé depuis toute petite qu’il y avait « autre chose »,
que ce n’était pas possible de s’être incarné pour vivre « comme ça ».

La seule chose qui m’apaisait était de regarder les femmes et mères africaines danser à la télé ou les guérisseurs du Maghreb prier…

Et j’ai continué mes recherches, école de yoga, formations avec des sages-femmes, école de Doula, formation de

magnétisme, reiki, transe, chamanisme, physiologie, anatomie, astrologie, astro-physique, physique quantique …. Et mes propres recherches avec ce que j’expérimentais de tout ceci, avec bien sûr l’école de la vie : la naissance de mes deux autres filles, la maternité, les relations, le couple, la maladie, la pénurie financière et son opulence, les pertes, la séparation, les peurs, les joies, la vie..

Aujourd’hui, j’ai toujours cette étincelle d’aller là où je me sens appelé, de vivre, ressentir, de me connecter. Des champs infinis s’ouvrent ainsi..

Qu’est ce qui t’as donné envie ou amené à accompagner les femmes aujourd’hui ?

J’ai toujours été en admiration totale devant le contact, les gestes, les paroles, les expressions, les danses et mouvements des femmes orientales. Il y avait quelque chose qui les animait, qui venait de très loin je le sentais et qui était absent en occident, en tout cas dans mon existence. Quand j’ai découvert ce « je-ne-sais-quoi », qui est capital pour une femme, ce qui nous réveille l’âme, ce qui nous fait vibrer, sentir vivante, j’ai dit : enfin !

Alors j’ai orienté mes études, mes recherches personnelles et j’ai aussi découvert par moi-même tout ce potentiel, tellement large que je découvre encore !

Peux-tu nous expliquer comment tu les accompagne au quotidien et quels services tu proposes ?

Là aussi c’est très large. J’ai un grand champ d’action. Le principal reste dans la transmission. Il y a des droits de naissance auxquels les femmes n’ont plus accès.

Une femme n’est pas linéaire. 

Je pourrais dire que j’accompagne l’émotionnel, la physiologie, etc.. chose qui est vraie, mais en fait l’essence de mon travail est que je leur transmette les connaissances afin qu’elles comprennent leur propre fonctionnement, dans tous les domaines de leur vie et qu’elles soient leur base, leur socle, leur sécurité à elle-même, qu’elles découvrent leur pouvoir et qu’elles soient capables de sortir des expériences multiples de la vie. Durant tout le processus, je reste entièrement disponible. On peut avoir besoin de moi pour quelque chose de précis ou pour entamer une recherche intérieure. Je guide, je transmets, je propose, je mets à disposition, j’accompagne, je soutiens…

Je propose des stages, des cours et des entretiens individuels sur la base du cycle féminin, sa physiologie. La gestion de la fertilité, les contraceptions alternatives, la sexualité. Les massages ayurvédiques. Tout ce que j’ai appris pendant ces dix ans sont utiles, j’utilise toutes mes pratiques : naturopathie, médecine ayurvédique, différents yogas, astrologie, tarot..

Pourquoi est-ce qu’il est ”recommandé” d’être accompagnée durant la pratique de l’œuf de yoni ?

Tout dépend de ce que l’on recherche dans cette pratique, avec quel œuf et d’où nous en sommes sur notre chemin de la connaissance de soi et de notre intérieur.

Il est « recommandé » d’être accompagné pour celles qui veulent un travail spécifique et qui veulent se faire accompagner ou pour celles qui découvrent leur intimité, la pratique de l’œuf et de ce qui est possible de faire, les bases à respecter, etc..

Il est bon de se faire accompagner ou de savoir que l’on a la possibilité de se faire accompagner quand le travail de l’œuf met en lumière certaines parties inconscientes qui avaient besoin de ressortir, ça peut ne pas être confort, voir troublant, déstabilisant si on ne s’y attends pas.

Et c’est agréable aussi de passer par la pratique de l’œuf pour découvrir notre intimité, mettre la conscience dedans et aborder tous les sujets que cela comporte : physiologie, anatomie, sensation, sexualité, désir, émotions, sentiments, relations, expressions, déploiement…

Comment accompagnes-tu à cette pratique ?

Pour la pratique des œufs en jade et pierres « douces » c’est surtout partager sur les sensations, les exercices que l’on peut faire, ce que cela révèle, les découvertes, les énergies, l’intention. Il y a plus de pratique, on peut faire du yoga, des exercices spécifiques ou juste se laisser aller à notre sensualité, la découvrir ou la déployer.

Et bien sur cela ouvre le champ sur la sexualité, la relation avec le partenaire, l’intimité.

La mise en conscience par l’œuf, même aux pierres « douces », de notre temple intérieur (car clairement il faut nommer les choses, notre vagin n’a pas les mêmes besoins d’intimité, de respect et d’humilité que notre petit orteil droit) peut éclairer des schémas ou des mémoires très importantes chez certaines femmes. Des prises de consciences puissantes et là le cercle de femmes, les groupes sur facebook et un accompagnement personnel d’appoint ou sur du long terme est un superbe travail.

Pour l’œuf d’obsidienne c’est complètement différent. C’est une tout autre pratique. Il y a une transmission essentielle, avec des « bases » sur comment utiliser l’obsidienne en œufs. Il y a des intentions à poser.

L’œuf se porte la nuit et on travaille des choses précises avec. C’est un travail merveilleux, d’une grande puissance, qui chamboule, travail, nettoie, va chercher… Le côté émotionnel et même certaines situations de vie sont à prendre en considération. Déjà avec le simple faite de le savoir, d’en prendre conscience, c’est vécu différemment. Avec en plus l’assurance que quelqu’un est disponible pour accompagner ce chemin, là aussi, on le vit beaucoup mieux. Et quand cela est nécessaire, partager directement ce qu’il nous arrive est souvent transformateur.

L’obsidienne peut nous permettre l’accès aux rêves conscients, aux visions et aux transes si on le souhaite.

Le faite d’avoir un « garde-fou » dans cette expérience est nécessaire, sauf cas exceptionnel. Tout ceci se fait par Skype ou en rendez-vous. En stage également, de groupe (mais pas pour l’obsidienne, le sujet est abordé, mais le suivit est personnel).

En quoi est ce important d’avoir une intention claire avec notre œuf ?

Cela oriente le travail. Notre inconscient peut opérer. Avec l’œuf d’obsidienne le champ d’action est large, cela nous permet de mieux identifier le travail en cours.

Le faite de « prendre contact » avec l’œuf nous permet un travail puissant et fluide. Nous avons l’information que nous commençons un travail précis, nous nous axons dessus.

Tout comme pour l’enlever le matin, lui dire par exemple « merci pour ce travail, on continue ce soir », l’œuf sort tout seul, le cerveau se connecte à l’information. Sinon, quelquefois on peut seulement aller farfouiller pendant quelques minutes avec nos doigts, l’inconscient travail encore, l’œuf est bien logé il n’y bougera pas.

Il est important de faire des pauses avec l’obsidienne, donc que la nuit, pour vivre l’incidence du travail la journée, une nuit par semaine, qui permet une remise à niveau et de poser tout ce qui a été remué, c’est souvent là que les rêves, les transes, les synchronicités ou les situations cocasses arrivent, pendant ces repos. Si l’on sent qu’il est nécessaire de se reposer plus, il faut absolument écouter. Cela peut aussi nous travailler physiologiquement, il est bon de respirer entre chaque travail.

Et bien sur énergétiquement l’obsidienne est vraiment puissante, d’où les repos nécessaires.

Comme on inspire, on expire, plus ou moins longtemps pour chaque phase, là c’est pareil. Et puis la semaine de nos menstruations, repos total 🙂

Quels sont les clés/astuces selon toi d’une vie sexuelle épanouie ?

Heureusement il y en a plein. Après il y a celles qui fonctionnent pour nous, à ce moment là, avec ce partenaire là. Dans le sens aussi où il faut définir pour nous ce que serait une vie sexuelle épanouie.

Il y a tout de même des constantes :

Se connaître, nous, femme. Connaître notre désir, notre corps, ce qui nous fait vibrer, connaître notre intimité et potentialité orgasmique, nous aimer, avoir confiance en nous.

Pouvoir donc guider dans l’union notre partenaire, lui faire partager les secrets de nos fonctionnements, de nos désirs. Le regarder dans les yeux et pouvoir ouvrir notre cœur, pouvoir s’abandonner.

Et pour cela notre partenaire doit pouvoir lâcher tout ce qu’il croit savoir et découvrir ce que la femme lui propose. Avoir envie de la connaître, dans les moindres recoins. Ainsi il faut du temps, beaucoup de temps. Pour que la femme puisse aussi se connecter à lui, à son désir, à ses yeux et ce qu’ils disent et à sa verticalité. Des après-midis d’amour, des journées, des nuits, entières, rien que pour vous, à vous découvrir, vous caressez, vous unir et partager, à ne faire que cela. Et là opère la magie, l’union se créer et on découvre ce que cette relation exprime, ce qu’elle touche en chacun de nous mais aussi pour les deux ensemble. Souvent, c’est là que le temps s’arrête… Et cela les premiers jours, comme les premières années et les suivantes !

Une femme change tout le mois durant, elle a cette capacité, cette palette de couleur sensuel et sexuelle si bien qu’il faut suivre la cadence et avoir ces temps pour la connaître afin de se mettre aussi dans son énergie. A cela, on ajoute tous les changements au cours de sa vie, qui font évoluer son désir, plaisir et sensualité.

L’homme aussi change, moins vite que sur un mois mais il a aussi des cycles.

Le point de départ étant la connaissance de la femme et de l’homme d’eux-mêmes, de leur relation à leur sexualité, à leur corps et à leurs émotions. Si l’on attend de l’autre qu’il comble nos attentes, nos vides, notre ignorance, bien que cela puisse être un premier contact avec tout ceci, ce n’est pas le bon terreau d’une sexualité épanouie, à mon sens. Mais ça peut être le point de départ d’un grand travail qui en découlera sur une vie sexuelle épanouie. Cela fait partie des bases (la base?) essentielle de la vie.

Peux-tu nous partager un de tes rituels préférés lié au féminin, à ton cycle ou à la lune ?

Mon cycle est relié à la lune et à mon féminin et vis et versa. Si je pose un rituel sur un des trois, les trois sont impactés et bien d’autres choses d’ailleurs.

Mon préféré.. il y en a tellement.. Mais un qui est vital pour moi est à la fin de mon cycle. Pour moi, la liberté essentielle est de pouvoir gérer ma fertilité afin d’être totalement libre dans mon intimité amoureuse. Je veux pouvoir m’exprimer comme je l’entends et être en amour avec mon homme à n’importe quel jour de mon cycle, fertile ou infertile, sans aucune méthode barrière ou contraception chimique ou autres.

Pour cela, il me faut un ancrage à la terre, une connexion à mon centre.

Donc quelques fois, à la fin de mon cycle, je vais dans la nature, au bord d’une rivière ou chez moi quand je suis coincé par la neige par exemple.. Et je ne suis là que pour moi. Rien d’autre n’existe autour, je me suis assurée que mes trois filles étaient bien gardées, que mon homme était bien occupé. Je me prépare un masque de cheveux aux plantes avec divers ingrédients, un grand bol d’argile verte et une huile de massage avec les huiles végétales que j’ai dans ma pharmacopée et les huiles essentielles qui me parlent sur le moment.

Je mets de l’encens et des bougies ou je sauge la maison. Puis je pose l’intention de me relier à la terre et à ma matrice (mon hara, le deuxième chakra).

Je mets de la musique qui m’inspire et très souvent des musiques d’Afrique avec des chants féminins, des tambours aussi.. Et je danse. Une danse archaïque, inspiré des mouvements d’Aviva Steiner, mais pas toujours, juste une danse tribale ou complètement libre. Je danse jusqu’à épuisement ou transe. Puis, je fais mon masque de cheveux, je me lave avec l’argile, tout le corps, j’adore. Je me gomme la peau, le visage aussi, je fais peau neuve, place net.

Je me douche (j’aurai une baignoire je prendrai un bain..), ou je me baigne dans la rivière (au lac il y a trop de monde partout) et je me masse tout le corps avec l’huile parfumée.

Quelque fois je tire les cartes après, mais pas toujours, puis je remercie pour tout ça, j’éteins l’encens, les bougies et je bois une tisane que je compose sur le moment. L’importance pour moi ici est de lâcher complètement le conscient, de contacter le cerveau reptilien et de pouvoir prendre contact avec mon centre profond.

Cela signifie quoi pour toi être femme ?

Cela me fait penser à une chanson, qu’on chante souvent en falaise avec mon homme quand l’hypoglycémie arrive (et quand il n’y a personne, au grand secours des oreilles de tout le monde..) de Jean Luc Lahaye « Femme que j’aime » « Femme , femme, t’es comme un soleil, qui brille, dans mes nuits, t’es le feu qui brûle… » LOL

La femme, l’amour sans limite, l’accueil inconditionnel, le feu ardent, qui brûle en effet, femme qui brille de toute sa puissance, sa joie et sa créativité. Le jour où les femmes prennent conscience de leur pouvoir, le monde serait bien plus « vivant ». Être une femme c’est être en vie, dans toutes les cellules de son corps et au-delà et c’est le transmettre, par toutes les facettes, comme un diamant.

Pas que pendant la maternité, dans toute sa vie, on rayonne.

Mais être une femme dans la société d’aujourd’hui c’est bien souvent se battre, lutter, pour des besoins vitaux comme se nourrir, se loger, être en bonne santé. Femmes au foyer, séparées, actives ou sans emploi peu importe le statut.

C’est être déçu, être exigeante avec soi, vouloir être linéaire quand on est cyclique, se couper de nos instincts, se croire folle ou pas assez bien, être souvent perdue, avoir peur.

C’est se faire dominer ou entendre nous dire quoi faire comment et avec qui. Il y a une grande blessure à être femme aujourd’hui et depuis quelques-temps à être homme aussi.

Quel est ta vision de ce qu’est la sororité ?

La base. La sororité apporte cette sécurité, ce soutien et cette connaissance de transmission. Nous sommes esseulés pour toutes les étapes de notre vie, alors qu’il y aurait besoin d’un cercle de femmes pour chacune d’elles et même chaque mois. Traverser nos vies entre femmes, c’est la base d’une sécurité intérieure infaillible.

Un livre que tu recommandes sur le féminin ?

Un seul ? Difficile de choisir, je dirais pour une belle première approche il y a « Sagesse et Pouvoirs du cycle féminin » de Marie-Pénelope Pérès et Sarah Maria Leblanc. Qui vous permettra une belle prise de contact et des possibilités multiples d’aller plus loin ❤️

Un.e Artiste ou une œuvre ?

Très classique, l’opéra « Carmen » ne cessera jamais de me donner la chair de poule, j’écoutais Carmen chez ma grand-mère quand j’étais haute comme trois pommes. (ça et « The Doors », j’ai cherché mon Jim Morrison longtemps du coup lol !! L’enfance…)

Un film ? 

Le premier qui me vient est « La source des Femmes », qui m’a marqué autant par le titre (le Saint-graal tant convoité) que par le contenu. Un film qui refléterait toutes les facettes des femmes se serait compliqué, il faudrait un film par possible facette, mais là la liste risque d’être longue…

Un mot ? Une phrase ? Une citation pour terminer cette interview ? 

« Les gitans, les chats errants et les roses trémières
savent quelque-chose sur l’éternel que nous ne savons plus » Christian Bobin


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L’INTERVIEW WONDER-WOMAN DE FLEUR DONZEL

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