Femme berbere Khol

L’origine du mot Alcool vient de l’arabe “al kuhl”  qui veux dire le khôl.

 

Le Khôl est issu d’une pierre brillante de clarté.
l’Alcool naît des fruits gorgés du soleil d’été.

Le Khôl dévoile sa poudre argenté et cendrée.
L’Alcool propage son élixir ambre et doré.

Le Khôl foncé se dépose sous paupières fermées.
L’Alcool bronzé se verse à toute gorgée déployée.

Le Khôl purifie les larmes de ceux qui s’en parent.
L’Alcool terni la vue de ceux s’y étanchent.

Le Khôl protège les yeux au milieu des tempêtes.
L’Alcool embrouille la vision le temps de la fête.

Le Khôl chasse le mauvais œil des esprits recourbés.
L’Alcool convoque les sombres âmes esseulées.

Le Khôl clarifie les visions du clairvoyant.
L’Alcool disperse ses effluves volatiles au vent.

Le Khôl sublime le regard de ceux qu’il maquille.
L’Alcool déforme l’allure de ceux qui s’en habille.

Le Khôl souligne les pupilles indélébile.
L’Alcool change le muet en âme volubile.

Le Khôl opère sa médecine aux mille services.
L’Alcool répand son alchimie aux subtils vices.

***

Au commencement il y avait le Khôl. Une poussière d’étoile, tombée du ciel recueillie dans de précieux flacons. Cette poudre magique était consacrée par les anciens à élargir la vision, à intensifier le regard et à éclairer l’esprit.

C’est ainsi que le Khôl révélait l’âme au travers des yeux.

oeil-d-horus

Aujourd’hui, il y a l’Alcool. Une essence fragile filtré dans d’opaques bouteilles. Cet élixir mystique semble être consacrée par la foule à diluer la raison, à brouiller la vue et à faire délirer l’esprit.

C’est ainsi que l’Alcool saoule l’âme à travers le jeu.

C’est ainsi, que la poussière lumineuse et bienfaitrice a engendré la liqueur aux mystérieux artifices.
C’est ainsi que du baume ténébreux s’écoule l’eau-de-vie qui disperse le Je.
C’est ainsi que le remède béni des dieux est devenu un sérum qui jette de la poudre aux yeux.

C’est à la lueur du matin, comme un état des lieux que le Khôl que j’applique au ras des mes cils m’éclaire par son destin. L’Esprit est sorti de son flacon et m’ouvre les yeux en me murmurant à l’oreille:

“Quand je suis coupé de mes origines, séparé de mon essence, je m’éloigne de Qui Je Suis, ma vue se brouille, je divague, je me perds, j’erre sans dessein. Aveugle dans le désert.”

 

Flacon berbere khol

 

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LE KHÔL ET L’ALCOOL

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